BEGHIN SAY






Mon Papa Claude VISONNEAU a effectué pratiquement toute sa carrière à la Raffinerie BEGHIN SAY à NANTES. Il a finit comme Agent de Maîtrise




En 1935, la société des raffineries et sucreries SAY s'implantait à NANTES où elle avait acheté à la compagnie générale transatlantique un terrain allant jusqu'à la Loire (Quai Wilson) dont une partie, le long du boulevard Bénoni Goullin, aurait été occupée à partir de 1930 par l'usine construite pour la société nouvelle de galvanisation tous métaux, précédemment installée sur Bias.

L'opération se situait dans la continuité de la politique de reprises ou de créations de raffineries et de sucreries, amorcée par la société SAY avec l'acquisition en 1917 et 1924 des trois raffineries de BORDEAUX pour compenser ses pertes dans le Nord de la France et disposer d'établissements susceptibles de continuer à produire en cas de nouveau conflit.
















Mise en route en 1937 la raffinerie pouvait produire 200 tonnes de sucre par jour (60 000 tonnes par an) soit 10 % de la consommation française et la papeterie qui commença la fabrication en 1941, 60 tonnes par jour (18 000 tonnes par an). L'effectif global était de 500 à 600 personnes. L'ensmble avait couté 105 Millions de francs.

La raffinerie, fût bombardée en septembre 1943, juin juillet 1944 et fermée au juin.

La reconstruction d'urgence demandée en septembre 1944 était acceptée en décembre.

Jusqu'à la réouverture, le personnel d'entretien de l'usine (environ 65 personnes) furent affectés à la reconstruction.

A la remise en route le 1er janvier 1946, avec six mois de retard sur le calendrier prévu, de nombreux travaux restaient à faire.

Ceux de la papeterie, des ateliers de clarification des sirops et des raffinés, étaient achevés à la fin de l'année 1947.

La campagne de 1950/1951 portant sur la cartonnerie. en 1952.1953 l'atelier des turbines Adant était reconstitué et les quatres chaudières de la centrale thermique réparées.

En 1953, il restait à remettre en état la station de pompage de l'eau de Loire, dont les travaux étaient subordonnées à celle du quai Wilson.

Après le rachat en 1973 de la Société SAY par le groupe BEGHIN (sucreries et distilleries de betteraves) la raffinerie était équipée d'appareils à cuire du contructeur Babcox - Wilcox, Cail, Fives Lille, puis en 1978.1980 d'un atelier de moulage de sucre en moreaux (dominos).

C'est à NANTES qu'était mis au point en 1981 le procédé de cristallisation en continu des raffinés de premier jet, procédé breveté qui sest généralisé depuis.

En 1989 la papeterie était vendue au groupe OTOR.

La modernisation continua après la fusion en 1992 du groupe BEGHIN SAY avec le groupe italien ERIDANIA controlé par MONTEDISON, puis le rachat en 2002 par des coopératives de planteurs de betteraves (union des sucreries et distilleries agricoles) d'origine picarde, et l'union des planteurs de betteraves à sucre qui formaient en 2004 le groupe TEREOS, dernier propriétaire en date .

La réhabilitation des bâtiments, dont la mise en couleur en 1993 par Dumez Image, reste l'aspect le plus visible d'un ensemble de transformations

La branche conditionnement était developpée et étendue des raffinés produits sur place à ceux des autres usine du groupe, et dans le prolongement, à leur commercialisation.

La contrepartie des phases de modernisation de la production, la réduction des effectifs qui passèrent de 300 personnes dont 75 % d'ouvriers vers 1987.1988 à 180 hors personnel commercial en 1998, pour arriver à environ 80 aujourd'hui.

La raffinerie SAY devenait l'unique raffinerie nantaise en activité après la fermeture de l'usine de Chantenay en 1968, puis la dernière du port de la façade atlantique après la fermeture par BEGHIN SAY de ses trois raffiineries de Bordeaux en 1984.

Cette usine est labellisée depuis le printemps 2009 au titre du Patrimoine du XXème siècle.


Source ; "Raffinage et raffineries de sucre à NANTES 17è -20è siècles" - EVELYNE ROBINEAU - CARNETS D'USINE Edition MEMO.

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