SOUVENIRS D’ECOLE #GENEAVEILLE





Nous sommes en  septembre 1967,  je rentre à la Grande École ! En cours préparatoire, excusez du peu, pour apprendre à lire et à écrire !




L’école de la Houssais à REZE n’est pas très loin de chez moi,  juste en haut de mon avenue, je vais pouvoir y aller à pied avec mes copines qui habitent juste à côté de chez moi !

Quelques jours avant, je suis allée avec Maman faire peau neuve !

Où, je ne sais plus, car à l’époque, il n’existait pas de grandes surfaces comme aujourd’hui ! Nous allions « en ville » comme on disait, c'est-à-dire à NANTES, la Grande Ville, aux Dames de France, ou chez Decré. C’était toute une épopée !

Nous avions donc acheté pour l’occasion

. une blouse neuve, toujours à carreaux (ma Maman devait avoir une prédilection pour les carreaux, car toutes mes blouses d’école, étaient à carreaux ! sauf en maternelle, allez savoir pourquoi ?) 

. un cartable, je ne me souviens plus comment il était, sans doute comme tous les cartables de l’époque ! Je pense qu’il devait être solide, car il me semble qu’il  devait faire plusieurs années ! A l’époque les marques sur les cartables n’existaient pas. 


. une trousse pour y mettre le porte plume,  les crayons de couleur, la gomme, etc….
. une ardoise, des craies, une éponge, un petit chiffon,


 






. des buvards, du papier pour recouvrir les livres, et des protèges cahiers de différentes couleurs pour le français, le calcul, l’histoire, la géographie. Ne pas oublier les étiquettes à coller sur chaque cahier avec son nom et son prénom !


Les livres et les cahiers étaient fournis par l’École.







 
Sans doute quelques habits et chaussures neufs.



Voilà, je suis prête pour le grand jour !
Ne pas oublier de se faire belle pour la photo de classe avec la maîtresse !



J’ai le souvenir d’une maîtresse très gentille, elle s’appelait Madame VIENNE.  Avec elle j’ai appris à lire, à écrire, et à aimer l’école !

A l’époque, l’école était séparée en deux. D’un côté, les garçons, de l’autre les filles.
Pendant les récréations, les garçons jouaient plutôt au ballon, aux billes, aux osselets,  ou à la bagarre ! Nous les filles, on jouait à la corde,  à l’élastique,





Je ne me souviens plus du programme des journées de cours, mais le jeudi c’était relâche, et nous avions de l’école le samedi matin.

A l’époque, on se levait lorsqu’une grande personne entrait dans la classe, ou en sortait. On disait « Bonjour » ou «Au revoir ». On se mettait en rang pour aller en classe.

Je me souviens du tableau noir (qui bien souvent était vert), des encriers sur les bureaux, du gros taille crayon sur le bureau de la maîtresse, des grandes cartes de géographie, d’histoire, des panneaux de leçons de choses, (aujourd’hui on doit dire les sciences), accrochés au mur, du grand globe terrestre.




 







Si on avait bien travaillé, on avait des bons points. Au bout de cinq bons points, on avait une image que l’on pouvait choisir parmi celles proposées par la maîtresse. Si on en avait en double, on les échangeait avec les copines.





Au dos de chaque cahier, il y avait les tables d’addition, de multiplication, de soustraction et de division. J’ai le souvenir que ces tables étaient roses, je ne sais pas pourquoi ?




On faisait des pages d’écriture – plusieurs fois la même lettre en minuscule, en majuscule, avec des pleins et des déliés, le tout à la plume ! On s’en mettait plein les doigts,






Il y avait aussi les punitions qui consistaient souvent en « tu me copieras cent fois la phrase » « Je ne dois pas parler en classe », ou autre chose…..
Nos parents n’étaient bien entendu pas très contents lorsque l’on avait ce genre de punitions à faire à la maison !

Le soir, après la classe, on rentrait à la maison, on goûtait ! Souvent un gros morceau de pain avec de la confiture ou du chocolat, ou des copeaux de chocolat sur du beurre, (c’était encore meilleur !)




Puis venait le temps des devoirs !
Apprendre les leçons, les poèmes pour le lendemain. Une dictée de mots etc….

Mes parents avaient à une certaine époque fait du tri dans les vieilleries de la maison, et nous avaient demandé, à mes frères et moi, si nous souhaitions conserver  nos cahiers d’école. A l’époque, nous n’en avions pas voulu, et ils ont été jetés. Je le regrette aujourd’hui !
Maintenant que je fais de la généalogie, j’attache beaucoup plus d’importance aux objets et documents anciens.

L’École primaire, c’était le bon temps ! A l’époque on ne se posait pas de questions, et tout paraissait si simple !

Et vous, quels souvenirs d’école primaire avez-vous ?

Sources - photos personnelles, et livre de François Bertin "souvenirs de mon école" éditions Ouest France.