#challengeAZ - B





          BOUCHER






Georges RICHARD voit le jour le 8 février 1910 à la BOISSIERE DE MONTAIGU. Il occupe la huitième place dans la fratrie de 11 enfants de Samuel RICHARD et Rose AUVINET.

Georges restera célibataire et sera boucher de profession. Profession pas du tout courante dans cette famille, plutôt faite de cultivateur, tisserand, sabotier, maçon, forgeron, charpentier, meunier, perruquier, tailleur, marchand.

Il a appris son métier à BOUSSAY chez l’Oncle HEULIN, marié à Lucie AUVINET, sœur de sa Mère Rose.






En 1940, alors qu’il était sur le front, un télégramme expédié par l'un de ses beaux-frères lui annonce que son père est décédé. En fait, il était seulement malade, et décédera le 12 décembre suivant.
Cette fausse nouvelle fait donc revenir Georges à la Boissière.
Le télégramme était-il un coup monté pour lui éviter de partir au front.
Toujours est-il, que lorsqu’il voulut rejoindre son unité, celle-ci était partie en Belgique. Cela lui valut de ne pas être fait prisonnier par l’Armée Allemande. Quelques mois plus tard, arrivait l’armistice.

Par l’entreprise de mon Grand-Père Louis, il trouva une place extra chez Monsieur F.  Boucher à VALLET, qui venait de mourir subitement.
Sa veuve l’embaucha. Georges se comportait en patron, achetant les veaux, ou les bœufs, faisant son commerce. Mais c’était Mme F. la grande Patronne.

Pendant la guerre, avec le marché noir, les bouchers gagnaient très bien leur vie. Evidemment, ce n’était pas sans risques, la « traction » de Georges ressemblait comme une sœur à celle des collabos, qui patrouillaient la nuit en ville de NANTES. 

Les laissez passer de telle heure à telle heure pour une livraison d’une carcasse de viande, permettait de faire deux voyages, donc deux carcasses.






En dehors du travail, son état de célibataire, lui permettait de consoler nombres de fiancées, dont les promis étaient prisonniers et aussi quelques jeunes femmes dans la même situation.
Il aurait eu une réputation digne d’un Henri IV. La Rumeur dit que nous aurions des cousins cousines du côté de Vallet, mais la rumeur……

Georges est décédé en 1975 à l’âge de 64 ans.


Sources – photos familiales, texte écrit d’après les souvenirs écrits de C. Lebreton cousin de ma Maman, et wikipédia, - photo « La traversée de Paris » (google images)