LETTRE R comme RELIGIEUSE



R comme RELIGIEUSE

Plusieurs religieuses dans la famille, du côté de ma Mère.


Marie  née aux Landes Génusson (Vendée) le 26 aout 1889

Elle deviendra « Sœur Bernardin de Sienne » de la Communauté de Chavagnes en Paillers

Pourvue de son brevet élémentaire, Marie, avait fait la classe à L’Oie, avant d’entrer à Chavagnes (Vendée) pour des élèves de tous âges jusqu’à 13 ans. D’après les dires d’une ancienne élève (devenue elle-même religieuse) c’était une maitresse à la hauteur de sa tâche, très aimée et respectée.

La nouvelle venue au Noviciat en 1918, fit profession temporaire le 19 Mars 1920. Elle fit  la classe de 1923 à 1941 à Noirmoutier (Vendée). Elle y fut nommée directrice  de l’école maternelle. L’école était située à une dizaine de minutes à pied du couvent, ce qui lui permettait de respirer l’air de la mer !

De 1941 à 1943 elle fut  envoyée sur les bords de la Méditerranée, à ST TROPEZ. C’était la guerre. Après cette période, elle rentre en Vendée aux Sables d’Olonne.  Elle y restera jusqu’en 1947, et finira à Loudun sa carrière d’enseignante en 1949, le cœur fatigué.

Sœur Bernardin de Sienne, vivra encore 26 ans. Ce n’était pas la personne tranquille. D’enseignante, elle devient soignante. Elle entourait ses malades des soins les plus attentifs et les plus délicats.

Le 9 aout 1975 elle partit sereine rejoindre son Seigneur. Cette sérénité parut sur son visage.

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 Augustine née aux Landes Genusson le 24 janvier 1895

Elle deviendra « Sœur Joseph de Sainte Marie »  

de la Communauté de Chavagnes en Paillers

Augustine est la sœur de Marie  « Sœur Bernardin de Sienne »

A deux ans, elle était mourante. Le médecin qui était venu la consulter a dit « Je ne lui en donne pas pour plus de dix minutes ». Sa maman courut alors à l’école des Sœurs pour que les religieuses fissent prier leurs élèves. Aussitôt la petite malade voulut boire, elle était sauvée !!

Longtemps après, on l’appelait encore « la petite miraculée »

Pourvu elle aussi de son brevet élémentaire, elle fit la classe avant d’entrer à Chavagnes en septembre 1921. Après ses vœux temporaires, en mars 1923, elle fut envoyée à Loudun où elle enseigna jusqu’en octobre 1931, avec courage, sérieux et compétence.

Bien qu’effacée, elle attira l’attention des supérieures qui l’envoyèrent fonder l’école de Béré à Châteaubriant.  Elle y resta 14 ans, et y fut très appréciée !

D’octobre 1945 à octobre 1954, elle devient directrice et supérieure à Mouilleron en Pareds
Petit passage de 6 mois ensuite à Olonne, puis d’avril 1955 à décembre 1963, elle fut envoyée à Sainte Ursule. Elle y fut très appréciée parce que bonne et modeste. Elle devait y revenir d’octobre 1964 à octobre 1966 après une année à Cieux.

Elle retourne ensuite à Cieux en 1966 pour rendre service en faisant un peu de classe, du catéchisme, et des comptes. Les élèvent l’aimaient bien, Elle faisait partie des gens simples et bons. On lui avait confié des élèves « retardés » et elle s’occupait d’eux avec dévouement

Elle fit en mars 1968  un infarctus du myocarde très grave. Elle quitta alors Cieux et la vie active. Elle mourut au matin du 8 juin 1974.


Des sœurs religieuses encore vivantes aujourd’hui –


Les Tantes de ma maman, l’une, Lucienne, dont on vient de fêter en 2013 les 100 ans, également à Chavagnes en Paillers, et Alice qui va cette année sur 98 ans, à la Communauté des Sœurs à Rennes.


Ainsi qu’une cousine  à la communauté du Sacré Cœur à Chavagnes en Paillers.


 

La Maison du Sacré Cœur a été construite en 1875, pour donner aux sœurs Ursulines de Jésus, malades et âgées, un lieu de vie communautaire adapté à leur état. A plusieurs reprises, au cours du dernier siècle, des travaux de rénovation, d’adaptation, de mise en conformité ont été entrepris, afin d’assurer un meilleur confort, pour un « MIEUX VIVRE  ENSEMBLE ».

 

Article écrit avec l'aide du cousin Jean-Paul  qui m'a remis les  homélies prononcées aux sépultures de Marie et d'Augustine.

Un grand merci à lui.